Une Unité Mobile de Régulation Médicale permettra de déplacer sur le terrain la coordination sanitaire des urgences et des catastrophes

Le CH de la Côte Basque a développé cette installation dans le cadre de l’action d’innovation du réseau européen de coopération EGALURG

Le Centre Hospitalier de la Côte Basque et le SAMU de Bayonne, organisation partenaire du réseau de coopération européen EGALURG, a développé l’U2MR, une unité mobile de régulation médicale originale et innovante qui assurera la coordination sanitaire de grands événements, d’urgences et de catastrophes, en transférant la gestion médicale des ressources sur le terrain. Ceci permettra d’éviter la saturation des centres de coordination dans les hôpitaux et de réduire au maximum la perte d’informations entre les organisations et le personnel sanitaire. Cette installation a été construite dans le cadre de l’action 6 « Innovation et développement » d’EGALURG.

L’U2MR a été conçue comme le centre névralgique de communication pour la gestion médicale de la catastrophe et assurera la connexion directe entre le poste médical avancé et les services d’assistance présents sur le terrain, tels que les pompiers et le personnel sanitaire, qui sont chargés de porter secours aux victimes et de les évacuer. Par ailleurs, cette unité transmettra des informations en temps réel sur le déroulement de l’événement au centre de coordination médicale de la zone et organisera l’évacuation des victimes vers les structures de soins du territoire. Elle sera installée à proximité du poste médical avancé, comme par exemple l’UMPEO (Unité Mobile Polyvalente Europe Occitanie) qui a été conçue par le CHU de Toulouse, l’organisation partenaire à la tête d’EGALURG, et financée grâce au projet.

Cette unité de 16,8 m2 et a 3 m de haut est un module qui peut être transporté par un véhicule particulier 4×4. Elle est équipée du matériel informatique du SAMU utilisateur et sera principalement dédiée à la médecine de catastrophe. Elle disposera d’une connexion directe à Internet et satellite, qui permettra d’assurer une gestion sanitaire optimale en toutes circonstances. Elle sera également équipée d’écrans tactiles, qui faciliteront la mise en commun d’informations au sein de l’équipe, et de radios à distribuer au sein du personnel médical dispersé sur le terrain dans le but de garantir une connexion et une coordination permanentes. Cet habitacle abrite également une salle de réunion isolée et une zone à l’extérieur munie d’un auvent et d’un écran pour projeter des informations.

On estime que l’U2MR sera opérationnelle en septembre et qu’elle pourra être cédée aux organisations partenaires des deux côtés des Pyrénées pour couvrir des événements ou réaliser des simulations de catastrophes. L’installation sera basée à Bayonne et sa gestion sera assurée par le SAMU 64A situé dans le CH de la Côte Basque.

Nicolas Harcaut, membre du SAMU 64 et d’EGALURG, s’est montré satisfait du résultat obtenu : « Nous sommes très fiers de voir ce projet se matérialiser et nous souhaitons remercier le personnel pour son travail et son implication. Cette Unité représente un progrès significatif dans l’amélioration de l’attention sanitaire portée aux patients et l’optimisation du travail réalisé sur place par le personnel soignant en situation de crise. Aux urgences, chaque minute qui passe est vitale et cet instrument nous permettra non seulement de réduire au maximum le délai d’intervention, mais également d’établir une communication et une coordination plus efficaces ». Le Dr Harcaut a précisé que la connexion par satellite sera intégrée fin août afin que l’unité soit tout à fait opérationnelle : « L’installation sera alors prête à affronter tout type de catastrophes ».

Visite des installations de Cégelec

Le 4 juin dernier, une équipe du CH de la Côte Basque et du CHU de Toulouse s’est déplacée dans les ateliers de l’entreprise toulousaine Cégelec chargée de la construction de l’U2MR pour réaliser la première visite technique de l’unité. Les deux organisations ont pu accéder pour la première fois à l’unité mobile et ont pu concrétiser les détails de la livraison. L’équipe du SAMU de Bayonne a transmis aux responsables de l’entreprise d’ingénierie la satisfaction des deux hôpitaux pour leur professionnalisme et leur savoir-faire qui contribuent à répondre aux besoins de la médecine d’urgence en France et, par conséquent, dans le cadre du projet EGALURG-POCTEFA dans l’espace pyrénéen transfrontalier.

Il faut signaler que des professionnels du centre de recherche biomédical Navarrabiomed et du Service des Urgences Médicales de Catalogne coopèrent également dans le réseau européen EGALURG. Le projet a été cofinancé à hauteur de 65 % par le Fonds européen de développement régional (FEDER), dans le cadre du Programme Interreg V–A Espagne–France–Andorre (POCTEFA 2014–2020). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone transfrontalière Espagne–France–Andorre. Son aide se concentre sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières à travers la mise en œuvre de stratégies conjointes promouvant le développement territorial durable.

Plus de 80 personnes ont assisté au webinaire en médecine des urgences et catastrophe du réseau de coopération transfrontalière EGALURG

Les responsables du projet ont présenté les principaux aspects de cette initiative innovante et les avantages qu’elle apporte aux systèmes sanitaires des régions des deux côtés des Pyrénées

Le webinar « Enjeux et défis de l’attention sanitaire des urgences et des catastrophes dans l’espace pyrénéen » du réseau de coopération transfrontalière EGALURG a réuni plus de 80 personnes le mardi 29 juin dernier. Les responsables de cette initiative ont fait connaître les actions qu’ils mettent en œuvre pour améliorer l’attention médicale dans les régions du versant pyrénéen et ont présenté les instruments innovants dont bénéficient les patients et le personnel des milieux sanitaires tels que l’UMPEO (Unité Mobile Polyvalente Europe Occitanie), qui a été utilisée pour faire face à la COVID-19.

Vanessa Houzé-Cerfon, directrice du réseau EGALURG et coordinatrice de recherche du SAMU 31 au Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse (organisation qui dirige le consortium), est intervenue en premier lieu pour expliquer le projet : « Notre principal objectif est de créer un réseau opérationnel de coopération en médecine des urgences et des catastrophes afin de favoriser l’égalité d’accès à l’assistance sanitaire dans toutes les régions ». Elle a ensuite expliqué les avantages qu’offre l’UMPEO créée par le CHU de Toulouse, tels que sa rapidité de déploiement en situations de crise, et a présenté le drone et le réseau par satellite qui complètent cette unité et qui permettront d’optimiser l’assistance de patients résidant dans des lieux isolés.

Tomás Belzunegui Otano, le directeur scientifique d’EGALURG chez Navarrabiomed et vice-doyen de la licence en médecine de l’Université publique de Navarre (UPNA), a ensuite pris la parole. Il a montré la cartographie élaborée par le groupe de recherche de l’UPNA qui répertorie les dispositifs sanitaires des régions. Il a également expliqué la fonctionnalité de la base de données qui rassemblera des informations concernant l’attention donnée aux patients polytraumatisés : « Nous construisons actuellement une base de données commune de sorte à pouvoir extraire des informations techniques et à connaître les bonnes pratiques qui augmentent le taux de survie de nos patients ». Il a également évalué de façon très positive l’utilisation de l’UMPEO en Navarre, qui a permis de fournir des vaccins contre la COVID-19 dans des zones rurales de la région et d’immuniser ainsi un total de 750 personnes.

Jorge Morales, le directeur médical du Système des Urgences de Catalogne, a insisté sur l’importance d’élaborer des protocoles d’action conjoints lors des crises sanitaires : « Un des grands problèmes qui affectent les systèmes des urgences dans les zones transfrontalières est la situation que peuvent provoquer les grandes catastrophes, les incidents avec de nombreuses victimes ou des situations dans lesquelles nous devons collaborer. Les protocoles doivent être uniformes et simples ». Une autre activité importante de la SEM est la création d’un master transfrontalier en médecine des urgences et des catastrophes qui sera proposé à partir de 2022 par l’Université Paul Sabatier de Toulouse et par l’Université de Barcelone.

Le dernier intervenant a été Nicolas Harcaut, membre du SAMU 64 du Centre Hospitalier de la Côte Basque situé à Bayonne. Il a commencé son intervention en expliquant l’expérience de son organisation avec l’UMPEO. Cette installation a été utilisée pour renforcer le service des urgences de l’hôpital entre novembre et décembre 2020 étant donné qu’il était débordé par la pandémie. Ils y ont pris en charge un total de 266 patients, dont 80 % ont été envoyés du service de traumatologie afin d’augmenter les ressources hospitalières destinées aux patients COVID-19.

Ces derniers mois, Bayonne a travaillé de façon intense au développement de l’U2MR (Unité Mobile de Régulation Médicale), une installation innovante qui permettra de déplacer sur le terrain la coordination médicale d’une situation de crise. Cette unité a été présentée récemment dans les installations de Cégelec, une société toulousaine chargée de la construction de la structure. Le CH de la Côte Basque travaille pour l’instant à l’étude du déploiement sanitaire de grands événements dans le but de publier des directives européennes de bonnes pratiques lors de l’organisation de ces rencontres.

Le webinar a été clôturé par Vanessa Houzé-Cerfon, qui a présenté les activités qui seront organisées dans les mois à venir, comme des expositions des instruments innovants créés dans le cadre du réseau EGALURG ou l’atelier en médecine d’urgence qui se tiendra en octobre prochain.

Le projet EGALURG a été cofinancé à hauteur de 65 % par le Fonds européen de développement régional (FEDER), dans le cadre du Programme Interreg V–A Espagne–France–Andorre (POCTEFA 2014–2020). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone transfrontalière Espagne–France–Andorre. Son aide se concentre sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières à travers la mise en œuvre de stratégies conjointes promouvant le développement territorial durable.

Webinar sur des les défis des soins de santé en situations d’urgence dans la région des Pyrénées

Mardi, 29 juin, à 16 h, via Zoom (inscription préalable).

Le webinaire du réseau européen EGALURG qui se tiendra le 29 juin, mardi, à 16 h, via Zoom : Défis et enjeux des soins de santé en situations d’urgence et de catastrophe dans la région des Pyrénées, organisé par le réseau de coopération transfrontalier en médecine d’urgence EGALURG. Le consortium EGALURG se constitue de quatre organisations : le Centre Universitaire Hospitalier de Toulouse (Toulouse), le centre de recherche biomédicale Navarrabiomed (Pampelune – Iruña), le Sistema d’Emergències Mèdiques de Catalunya et le Centre Hospitalier de la Côte Basque.


Dans la session, avec une durée d’une heure, il s’abordera la nécessité de promouvoir la coopération en matière d’assistance médicale dans les situations de crise des deux côtés de la frontière, ainsi que l’importance d’harmoniser les protocoles d’action communs et ils seront presentés les outils innovants élaborés dans le cadre de cette initiative au profit des soins apportés aux patients de même que le travail accompli par le personnel de santé, par exemple, l’unité mobile polyvalente Europe Occitanie qui œuvre actuellement en faveur de la lutte contre le COVID-19.

L’évènement se tiendra en format de table rond virtuel dans laquelle ils vont participer les responsables du projet à chaque région. Vanessa Houzé-Cerfon, chef du projet EGALURG et coordinatrice de la recherche au SAMU 31 (CHU de Toulouse), Tomás Belzunegui, directeur scientifique d’EGALURG chez Navarrabiomed et Vice-Doyen aux études de Médecine à l’UPNA, Antoni Encinas, responsable du système d’urgence médicale de la Catalogne, et Nicolas Harcaut, professionnel du SAMU 64 (CH de la côte Basque).

Pour finir, les orateurs répondront les questions que les assistants pourront formuler par écrit aux conférenciers. Afin que les communications soient compréhensibles pour toutes les personnes qui se connectent, un service de traduction simultanée sera activé en français et en espagnol.

Toutes les personnes intéressées à assister doivent s‘inscrire au préalable. Plus d’informations sur l’événement.

Projet POCTEFA

Le projet EGALURG est un réseau européen de coopération transfrontalier pour améliorer les soins de santé dans les communautés isolées, les urgences et les catastrophes des deux côtés des Pyrénées. Il a été cofinancé à hauteur de 65 % par le Fonds européen de développement régional (FEDER), dans le cadre du Programme Interreg V–A Espagne–France–Andorre (POCTEFA 2014–2020). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone transfrontalière Espagne–France–Andorre. Son aide se concentre sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières à travers la mise en œuvre de stratégies conjointes promouvant le développement territorial durable.

PROGRAMME DU WEBINAIRE D’EGALURG.

Une équipe de recherche de l’UPNA (Navarre) élabore une cartographie comprenant les ressources sanitaires transfrontalières pour faciliter la prise de décisions en situation d’urgence

L’initiative s’inscrit dans le cadre de l’action 3 du réseau EGALURG, qui consiste à créer et à tester des protocoles d’assistance transfrontaliers à l’échelle individuelle et collective.

Le groupe de recherche de l’Université publique de Navarre (UPNA) Quantitative methods for Uplifting the Performance of Health Services (q-UPHS) travaille sur l’élaboration d’une cartographie qui répertorie les ressources sanitaires des régions transfrontalières de l’espace pyrénéen afin de faciliter la prise de décisions logistiques dans des situations d’urgence. Cet outil, qui a été développé dans le cadre du réseau de coopération EGALURG à travers l’organisation partenaire Navarrabiomed (Navarre), sera très utile pour organiser les dispositifs médicaux de grands événements.

La cartographie, qui comprend actuellement les ressources de Navarre et sera complétée en 2021 avec le reste des régions transfrontalières, montre la phase initiale de la collecte et de la visualisation des ressources sanitaires pour gérer des urgences sanitaires. Elle contient différentes ressources d’urgences qui sont disponibles en différentes couches : « Ambulancias_SVB » (Ambulances d’Assistance Vitale de Base), « Ambulancias_SVA » (Ambulances d’Assistance Vitale Avancée), « Hospitales », « Servicios_Urgencias » (Services d’urgences) et « PAC » (Points d’Attention Continue). Elle montre également le temps moyen d’accès de chaque commune aux ressources les plus proches dans la région en question.

« La disponibilité des ressources des régions transfrontalières permettra d’évaluer le bénéfice dans l’accès que représente le partage des ressources sanitaires. On utilisera cet outil pour évaluer la préparation et la disponibilité des différentes ressources dans chaque région d’un point de vue technique et logistique afin d’assurer une couverture adéquate et de compléter ou pallier les déficiences qui seraient détectées », explique Marta Cildoz Esquíroz, chercheuse et professeure de l’UPNA et membre du réseau EGALURG à travers Navarrabiomed.

Fermín Mallor Giménez, professeur de statistique et de recherche opérationnelle de l’UPNA, a fait partie du groupe de travail qui a conçu la cartographie : « L’important est de définir le produit avec les caractéristiques qui le rendent utile et qu’il soit facile à actualiser car les ressources sanitaires constituent une réalité très changeante ». Il insiste sur le fait que cet outil s’adresse tout particulièrement aux personnes qui doivent prendre des décisions sanitaires dans des situations d’urgence ou lors de l’organisation d’événements, même s’il peut également être utile à d’autres types de profil : « Il peut servir à titre d’information aux autorités locales de zones rurales, par exemple, pour connaître les ressources sanitaires qui existent dans la zone ».

En situations d’urgence médicale, chaque minute qui s’écoule est vitale. C’est pour cette raison que la rapidité avec laquelle les dispositifs sanitaires se rendent sur le lieu de l’urgence revêt une grande importance. L’application qu’ils développent pourrait faciliter des modifications dans la mise à disposition des unités médicales, comme l’explique Mallor : « Les personnes responsables de gérer les ressources sauront quelles sont les zones qui sont les plus démunies. Si, à un endroit donné, le temps de réponse est de 38 minutes et l’on veut implanter une politique réduisant ce temps de réponse à moins de 30 minutes, la cartographie peut vous donner une idée de l’endroit où il faudra installer une ressource supplémentaire ». Il s’agit de faciliter la prise de décisions stratégiques ou tactiques concernant des modifications qui vont perdurer, « par exemple : construire un siège d’ambulances à un endroit, acquérir de nouvelles unités mobiles ou ambulances ou ajouter un poste en intégrant davantage de professionnels », conclut Mallor.

Pour créer la carte, le groupe de recherche a utilisé des bases de données publiques. Martín Gastón Romeo, professeur d’université et chercheur du groupe qUPHS, explique qu’ils utilisent des informations géographiques en plus des données que leur transmettent les organisations partenaires : « Le gouvernement de Navarre fournit des couches d’informations accessibles et nous espérons trouver les données homologues dans d’autres régions transfrontalières afin de les introduire dans la cartographie ». En outre, ils utilisent l’application Open Street Map pour calculer les déplacements et les distances. « Nous incluons et intégrons toutes ces informations dans un instrument très complet et utile pour prendre des décisions efficaces », précise Gastón.

Cette activité s’inscrit dans le cadre de l’action 3 du réseau EGALURG, dirigée par le le Centre Hospitalier de la Côte Basque (Nouvelle Aquitaine), à laquelle collaborent les autres organisations partenaires qui constituent le consortium : le Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse(Occitanie), Navarrabiomed et Système des Urgences Médicales de Catalogne. L’objectif du projet est de promouvoir l’équité dans l’assistance médicale des urgences, des catastrophes et des communautés isolées des deux côtés des Pyrénées.

Systèmes de simulation et de prévision

Le q-UPHS est un groupe de recherche consolidé qui travaille en étroite collaboration avec le service navarrais de la Santé – Osasunbidea. Sa mission consiste à résoudre les problématiques liées à la logistique au sens large dans le domaine sanitaire. Impliqué dans de nombreux projets, il constitue un pilier fondamental dans la crise provoquée par la COVID-19 étant donné qu’il a élaboré des modèles de simulation pour prévoir les besoins de ressources. « Nous rédigeons depuis mars 2020 des rapports pour le Gouvernement de Navarre sur la prévision des besoins en lits, ressources hospitalières et USI », ajoute Mallor. Par ailleurs, ils effectuent le suivi de nouveaux cas afin d’essayer d’anticiper de nouvelles vagues du virus. Ils ont récemment collaboré avec le ministère de la Santé en prévoyant le nombre de lits d’USI nécessaires dans chaque région espagnole.

Au-delà de la pandémie, ils ont créé d’autres projets utiles pour optimiser le fonctionnement de la santé comme, par exemple, des systèmes pour améliorer le flux de patients aux urgences et les processus de triage, en offrant des techniques efficaces pour sélectionner les patients en assignant des ressources à chaque cas et en réduisant les temps d’attente.

Le projet EGALURG a été cofinancé à hauteur de 65 % par le Fonds européen de développement régional (FEDER), dans le cadre du Programme Interreg V–A Espagne–France–Andorre (POCTEFA 2014–2020). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone transfrontalière Espagne–France–Andorre. Son aide se concentre sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières à travers la mise en œuvre de stratégies conjointes promouvant le développement territorial durable.

Le SEM promeut la création d’un répertoire transfrontalier de dispositifs médicalisés et un master spécialisé en gestion de crises sanitaires

Ces deux actions sont mises en œuvre dans le cadre du réseau EGALURG et seront diffusées dans toutes les régions impliquées au cours du troisième trimestre 2021.

Les organisations qui constituent le réseau européen de coopération transfrontalière EGALURG progressent dans leurs actions visant à améliorer l’assistance sanitaire des urgences et des catastrophes dans l’espace pyrénéen malgré la forte demande de travail provoquée par la COVID-19. Le Système des Urgences Médicales (SEM) dirige les actions 4 et 5 du projet, qui sont axées sur la création et l’essai de protocoles transfrontaliers conjoints et sur l’élaboration d’un master universitaire visant à promouvoir la formation spécialisée en gestion de la médecine des urgences et des catastrophes.

Un des principaux axes du réseau EGALURG consiste à encourager la coopération entre les régions afin que la frontière ne constitue pas un obstacle au moment d’assurer l’assistance médicale, c’est-à-dire que l’on puisse mobiliser les dispositifs sanitaires pour venir en aide à d’autres territoires transfrontaliers. Actuellement, l’équipe du SEM qui participe à EGALURG a notamment entrepris de recueillir et de catégoriser des informations sur les unités sanitaires de chaque région, ce qui permettra de mettre au point des protocoles conjoints d’action. Toutes les ressources extrahospitalières des régions impliquées seront transposées sur une cartographie créée en collaboration avec les autres organisations partenaires. 

Antoni Encinas, le gérant du SEM, donne un exemple direct des avantages que représente la possibilité de mettre à la disposition de tous les partenaires les informations et les ressources dans des protocoles communs : « Par exemple, si une catastrophe sanitaire se produisait à Puigcerdà, nous savons que plusieurs ambulances du SEM pourraient se rendre sur place en 20 minutes pour prêter assistance aux personnes qui en auraient besoin, mais nous ne connaissons pas les ressources disponibles de l’autre côté de la frontière et qui pourraient nous être d’une grande utilité pour s’occuper des victimes ».

À cet effet, il est important non seulement de connaître les moyens dont disposent les régions, mais également de surmonter les barrières administratives et juridiques tout en promouvant le travail conjoint dans le but d’assurer un déploiement effectif des dispositifs médicalisés en situations de crise.

Formation transfrontalière

En parallèle, des professionnels du SEM concilient également leur tâche d’assistance avec la participation au projet à travers la création d’un master transfrontalier pour la gestion de situations de catastrophe sanitaire, qui sera disponible à partir de 2022-2023. Cette formation possède un caractère innovant au sein de l’offre universitaire actuelle étant donné qu’elle est conçue comme un master théorique et pratique divisé en quatre modules et basé sur des cas qui reconstituent des scénarios spécifiques de crise dont la complexité augmentera au fur et à mesure que les apprenants avanceront dans leurs études.

Il faut souligner que cette formation basée sur l’acquisition de compétences vise également à attirer des professionnels occupant des postes exigeant la prise de décisions d’envergure tels que des directeurs/trices d’entreprise ou des hauts responsables de l’administration publique dont l’intervention sera indispensable au moment d’affronter une éventuelle catastrophe sanitaire. « Ce master ne s’adresse pas exclusivement au personnel sanitaire. Nous n’allons pas apprendre à intuber ou à arrêter une hémorragie ; nous allons fournir les outils et les connaissances nécessaires pour intervenir de la manière la plus efficace dans différentes situations de crise afin d’offrir la meilleure assistance médicale possible », explique le Dr Jorge Morales, professionnel du SEM. C’est ainsi qu’on proposera deux modalités : une formation complète et une formation modulaire qui permettra aux apprenants de suivre les modules de façon indépendante en fonction de leurs intérêts.

Ce master au caractère transfrontalier sera dispensé par l’Université de Barcelone et l’Université Paul Sabatier de Toulouse, et sera proposé sous deux modalités : une formation complète ou une formation modulaire selon les intérêts spécifiques des apprenants.  Le cursus complet aura une durée de deux ans divisés en quatre semestres académiques. L’enseignement sera assuré par des professionnels experts en gestion de crises.  La programmation complète du master sera publiée au premier semestre 2022.

Quatre organisations impliquées

Le consortium EGALURG se constitue de quatre organisations : le Centre Universitaire Hospitalier de Toulouse (Toulouse), le centre de recherche biomédicale Navarrabiomed (Pampelune – Iruña), le Centre Hospitalier de la Côte Basque et le SEM, organisme public qui opère dans toute la Catalogne pour prêter assistance en cas d’urgences préhospitalières. Le SEM possède son siège central à Hospitalet de Llobregat (province de Barcelone) et deux sièges complémentaires à Reus et Barcelone.

Le projet a été cofinancé à hauteur de 65 % par le Fonds européen de développement régional (FEDER), dans le cadre du Programme Interreg V–A Espagne–France–Andorre (POCTEFA 2014–2020). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone transfrontalière Espagne–France–Andorre. Son aide se concentre sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières à travers la mise en œuvre de stratégies conjointes promouvant le développement territorial durable.

L’unité mobile d’urgences retourne à Toulouse après être passée par la Navarre pour renforcer la campagne de vaccination contre la COVID-19

Dans les mois à venir, elle parcourra des territoires difficiles d’accès en Haute-Garonne pour administrer des doses contre le coronavirus avant de se rendre à Andorre.

L’Unité Mobile Polyvalente Europe Occitanie (UMPEO) retourne au Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse après avoir parcouru la Navarre pendant un mois et demi pour renforcer la campagne de vaccination contre la COVID-19. Cette action de coopération a été menée dans le cadre du réseau transfrontalier EGALURG qui, à son tour, a permis la construction de cette installation innovante.

La remise de l’UMPEO s’est produite hier, le 25 février, au Centre Hospitalier de la Côte Basque. Des membres du SAMU 31 du CHUT et une équipe du Service navarrais de la Santé – Osasunbidea et de Navarrabiomed se sont rendus chez l’organisation partenaire de Bayonne où ils ont échangé des impressions sur le passage de l’unité par la Navarre et sur l’utilisation qui en a été faite. Pendant cette rencontre, au cours de laquelle les mesures sanitaires en vigueur ont été respectées, tous les professionnels se sont montrés satisfaits et reconnaissants de la collaboration entre les différentes régions.

À son retour en Occitanie, le CHUT affectera l’infrastructure dans un premier temps à la même tâche, c’est-à-dire la vaccination contre le SARS-CoV-2. Les connaissances acquises par le personnel de Navarre lors des différents déploiements aideront le centre toulousain à ajuster certains mécanismes et à optimiser l’utilisation de l’unité mobile. Il est prévu que cette infrastructure se déplace à Andorre à la mi-avril.

Tomás Belzunegui, le directeur scientifique du projet EGALURG au Navarrabiomed, dresse un bilan positif de l’utilisation qui a été faite de l’installation en Navarre et de la coopération qui l’a rendue possible. Il a manifesté sa reconnaissance à travers son compte sur les réseaux sociaux :

« C’est un véritable plaisir de partager des expériences avec nos collègues des SAMU 64A de Bayonne et 31 de Toulouse. Eskerrik asko denengandik ».

Plus de 750 immunisations

Les équipes sanitaires de Navarre, constituées de membres du personnel d’infirmerie, de techniciens d’urgences du Service navarrais de la Santé – Osasunbidea (SNS-O), de pompiers bénévoles, du DYA et de la Croix Rouge, ont immunisé plus de 750 personnes dans l’UMPEO selon les données fournies par Aitor Erice, le technicien d’urgences sanitaires du SNS-O qui a assumé la responsabilité de la gestion de l’infrastructure.

Pendant les mois de janvier et février, l’installation s’est déplacée dans différentes communes de la région afin de dériver la distribution de vaccins hors des centres de santé et de faciliter l’accès des personnes dépendantes et des habitants des zones rurales. L’objectif de cette mesure était d’éviter les agglomérations dans les consultations et les risques de contagion qui y sont associés.

Les dispositifs ont bénéficié de la collaboration de bénévoles d’organisations sanitaires de Navarre chargées de transporter les personnes âgées invalides à l’endroit où se trouvait l’unité. Celle-ci a été installée dans quatre communes différentes (Oronoz-Mugaire, Estella, Sangüesa et Peralta), deux fois dans chacune, afin d’administrer les deux doses du vaccin Pfizer. L’opération a également requis une organisation et une logistique minutieuses pour administrer les vaccins dans les délais prévus : « Aucune dose n’a été gaspillée, nous avons tout prévu. S’il y avait une dose de vaccin en trop, ce qui est rarement arrivé, nous avions un plan B et même un plan C pour l’administrer », indique Erice.

Pour pouvoir utiliser l’unité mobile des urgences, une équipe de Navarre a reçu une formation au CHUT afin de connaître son déploiement et son utilisation :

Le projet a été cofinancé à hauteur de 65 % par le Fonds européen de développement régional (FEDER), dans le cadre du Programme Interreg V–A Espagne–France–Andorre (POCTEFA 2014–2020). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone transfrontalière Espagne–France–Andorre. Son aide se concentre sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières à travers la mise en œuvre de stratégies conjointes promouvant le développement territorial durable.


EGALURG facilite la construction et le déploiement de l’UMPEO, une installation innovante pour les soins d’urgences dans les régions transpyrénéennes

L’Unité Mobile Polyvalente Europe Occitanie est une installation conçue par le Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse (CHUT) et financée grâce au projet EGALURG dans le cadre de l’action Innovation, Recherche et Développement Technologique. Cette infrastructure offre nombreuses options dans les soins d’urgence, comme des boxes de soins intensifs ou cabines de vaccination contre la COVID-19. Cegelec Défense est l’entreprise qui s’est chargée de sa construction.

EGALURG est un réseau européen de coopération qui vise à améliorer les soins médicaux en urgences et catastrophes dans les deux côtés des Pyrénées. Les partenaires sont le CHUT (Occitanie), Navarrabiomed (Navarre), le Centre Hospitalier de la Côte Basque (Nouvelle Aquitaine) et le Système d’Urgence Médicale (Catalogne).

Le projet a été cofinancé à hauteur de 65 % par le Fonds européen de développement régional (FEDER), dans le cadre du Programme Interreg V–A Espagne–France–Andorre (POCTEFA 2014–2020). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone transfrontalière Espagne–France–Andorre. Son aide se concentre sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières à travers la mise en œuvre de stratégies conjointes promouvant le développement territorial durable.

Une unité mobile d’urgences parcourra différentes communes de Navarre durant les prochaines semaines afin de renforcer la vaccination contre la COVID-19

Des professionnels de la sous-direction des Urgences du Service navarrais de Santé – Osasunbidea (SNS-O) et des bénévoles du corps des pompiers, du Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse et de Navarrabiomed ont participé aujourd’hui à l’installation de cette infrastructure dans le Refena, dans le cadre du réseau européen EGALURG

L’unité mobile UMPEO (Unité Mobile Polyvalente Europe Occitanie) construite par le Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse (CHUT) dans le cadre du réseau de coopération transfrontalière EGALURG, une initiative européenne visant à améliorer l’assistance sanitaire des urgences et des catastrophes dans l’espace pyrénéen, a été installé ce midi dans le parking du Refena de Pampelune.

La Navarre reçoit cette unité sanitaire dans le cadre de la stratégie de vaccination afin d’administrer les doses contre la COVID-19. Des professionnels de la direction d’Attention primaire du Service navarrais de Santé – Osasunbidea (SNS-O) et de Navarrabiomed coordonneront le déplacement de l’installation dans différentes communes de Navarre pendant les mois de janvier et février.

Cette infrastructure sera affectée au soutien de la vaccination de personnes dépendantes, de travailleurs médico-sociaux, de services d’attention à domicile et de professionnels d’attention primaire dans des zones de base de santé rurales. Concrètement, l’unité mobile se déplacera à partir du Refena vers les communes suivantes : Altsasu / Alsasua-Etxarri, Irurtzun, Oronoz-Mugaire, Sangüesa / Zangoza, Carcastillo, Peralta / Azkoyen, Lodosa, Los Arcos, Estella / Lizarra… Dans chaque commune, l’unité mobile constituera un centre de vaccination de référence afin d’éviter l’assistance aux centres de santé ou les rassemblements dans ces derniers, de sorte à éviter les risques de contagion et à donner une plus grande agilité au processus de vaccination.

Diego Reyero Díez, le responsable de la Section des Urgences et du Transport d’Attention primaire, a précisé à cette occasion que le camion allait réaliser la vaccination contre la COVID-19 dans des conditions optimales : « L’unité mobile d’urgences compte des espaces séparés, ce qui garantit un plus grand confort et une meilleure flexibilité pendant la vaccination ».

Dans ce sens, Kiko Betelu Corcuera, sous-directeur des Urgences et directeur technique de l’Attention à l’Urgence vitale de Navarre, a insisté sur le fait que l’équipement mobile peut également servir à donner de la visibilité à la vaccination et à sensibiliser la population sur l’importance d’atteindre ce qu’on appelle l’immunité collective. « L’augmentation de la population immunisée marquera un tournant dans la pandémie tout comme la rapidité avec laquelle nous l’obtiendrons », affirme Betelu.

Une infrastructure innovante en Europe

Pour pouvoir utiliser l’unité mobile – UMPEO (Unité Mobile Polyvalente Europe Occitanie), une équipe de professionnels de la sous-direction des Urgences du SNS-O et de Navarrabiomed s’est déplacée les lundi et mardi 11 et 12 janvier à Toulouse pour suivre une formation technique sur le déploiement et la manipulation de l’installation donnée par le CHUT, l’organisation qui dirige le projet EGALURG et qui s’est chargée de la construction de cette unité sanitaire mobile.

Comme l’explique Anna Ribera Cano, médecin d’urgences du SAMU 31 de Toulouse et membre du projet EGALURG, « c’est une unité mobile unique en Europe du fait de sa rapidité de déploiement car elle nécessite

de 20 à 45 minutes pour être opérationnelle. En tant que dépendance auxiliaire d’un hôpital, cette unité est prête à prendre en charge un total de 18 patients ».

L’installation a été conçue de sorte à installer dans des cabines d’unité de soins intensifs 8 patients en urgence absolue et 10 en urgence relative, dans cinq pièces tout à fait équipées. Elle couvre un espace maximum de 66 m² et a une longueur de 12 mètres. Bien qu’elle ait été conçue au départ pour être utilisée dans la zone transfrontalière lors de grands événements de masse ou en réponse à des urgences ou à des catastrophes, on a accéléré sa construction et on l’a adaptée pour faire face à la pandémie actuelle.

Tomás Belzunegui Otano, le directeur scientifique du projet EGALURG, a également participé à cet acte et a ajouté : « Bien que la pandémie actuelle ait compliqué la mise en œuvre du projet EGALURG, les institutions impliquées ont continué de travailler ensemble dans toutes les actions prévues. Le fait d’avoir réussi à amener l’hôpital mobile en Navarre met en évidence le bénéfice direct de la coopération entre régions transfrontalières ».

Auparavant, l’hôpital mobile avait été installé dans des territoires isolés de la Haute-Garonne pour réaliser un dépistage massif par PCR et à Bayonne en renfort du service des urgences du Centre Hospitalier de la Côte Basque (CHCB) qui avait été débordé suite à la pandémie. Il est prévu que cet hôpital sera utilisé dans les mois à venir, outre par la Navarre, par le Service des Urgences Médicales de Catalogne (SEM) et par le Service aragonais de Santé.

Réseau de coopération EGALURG

Le consortium d’EGALURG est dirigé par le CHUT et bénéficie de la participation, en plus de Navarrabiomed, du CHCB et du SEM en qualité de partenaires. Ce réseau européen a commencé ses activités en 2019 et sera opérationnel pendant une durée totale de 30 mois.

Ses objectifs comprennent l’harmonisation des protocoles afin d’assurer une utilisation plus efficace des moyens sanitaires. La mise au point d’outils innovants est une des clefs du projet qui se reflète dans l’hôpital mobile ou dans une plate-forme qui simulera des situations d’urgence et qui servira à former le personnel sanitaire dans ces circonstances, tâche qui est assurée par Navarrabiomed.

Le projet a été cofinancé à hauteur de 65 % par le Fonds européen de développement régional (FEDER), dans le cadre du Programme Interreg V–A Espagne–France–Andorre (POCTEFA 2014–2020). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone transfrontalière Espagne–France–Andorre. Son aide se concentre sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières à travers la mise en œuvre de stratégies conjointes promouvant le développement territorial durable.

EGALURG améliore l’assistance sanitaire des urgences dans l’espace pyrénéen grâce à des infrastructures innovantes et de nouvelles propositions de formation

Lors de leur troisième session de travail, les partenaires ont exposé leurs avancées parmi lesquelles il faut souligner l’hôpital mobile utilisé pour lutter contre la COVID-19

Le réseau transfrontalier de coopération européenne EGALURG, qui cherche à promouvoir l’amélioration de l’assistance sanitaire des urgences et des catastrophes des deux côtés des Pyrénées, a tenu le 10 décembre dernier sa troisième réunion de partenariat par visioconférence. On a présenté, pendant cette réunion, les progrès réalisés dans les actions des quatre institutions partenaires : le Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse (CHUT), Navarrabiomed, le Centre Hospitalier de la Côte Basque (CHCB) et le Système des Urgences Médicales (SEM).

Il faut souligner, parmi les résultats obtenus à ce jour, l’hôpital mobile créé par le CHUT, qui est utilisé pour lutter contre la COVID-19. En septembre et octobre, cet hôpital a parcouru des territoires isolés de la Haute-Garonne afin de réaliser un dépistage massif par PCR. Il se trouve actuellement à Bayonne et sert de renfort au service des urgences du CHCB qui a été débordé par la pandémie. Il est prévu que l’hôpital sillonne les autres territoires des institutions partenaires au cours des prochains mois.

C’est ainsi que l’hôpital mobile se rendra en janvier en Navarre afin de soutenir la campagne de vaccination contre le coronavirus que le gouvernement de Navarre lancera au début de l’année. Le CHUT cédera ensuite l’hôpital à la Catalogne. Cette infrastructure constitue une réponse à l’action de recherche, de développement et d’innovation technologique du projet, qui vise à concevoir et à développer des outils devant permettre de mieux réagir face à une situation d’urgence ou de catastrophe.

En parallèle, le CHCB et Navarrabiomed travaillent à la création d’une cartographie interactive qui répertorie tous les dispositifs sanitaires des régions du versant pyrénéen. Par ailleurs, les institutions souhaitent également analyser le déploiement sanitaire que les organisateurs réalisent lors de grands événements. À cet effet, après avoir réalisé une analyse exhaustive des événements de masse en Europe, le CHCB a créé un questionnaire qui a été envoyé aux responsables. L’analyse des réponses permettra d’élaborer une proposition de procédures communes et de directives internationales.

Formation transfrontalière

Un des principaux axes du projet est la création d’un master visant à promouvoir la formation spécialisée de professionnels dans des situations d’urgence et de catastrophe, activité qui est dirigée par le SEM. Structurées sur deux années en mode semi-présentiel et ayant un caractère transfrontalier et interuniversitaire, ces études sont destinées non seulement au personnel sanitaire, mais également à d’autres agents impliqués dans ce type de situations tels que le personnel de communication et de logistique. Le master comprendra quatre modules qui aborderont des situations de crise spécifiques auxquelles les étudiant(e)s devront faire face. Avec le travail de fin de master, ces études compteront un total de 65 crédits. Ce master sera dispensé à partir de l’année universitaire 2021/2022.

De son côté, Navarrabiomed a conçu une plate-forme de simulation des urgences qui pourra s’intégrer à des activités d’enseignement, aussi bien du master que d’autres formations dans des universités des régions des partenaires.

Les institutions bénéficiaires mettent tout en œuvre pour mener à bien le projet malgré la COVID-19 et en contournant les difficultés occasionnées par la pandémie. En effet, bon nombre des participant(e)s doivent compatibiliser leur travail avec des responsabilités sanitaires dans les services d’urgences qui sont affectés de façon significative par le coronavirus. Elles se montrent néanmoins optimistes et ont bon espoir de pouvoir de se retrouver lors de la prochaine réunion de partenariat qui, si la situation le permet, aura lieu en juin 2021 à Barcelone.

Le budget total de la mise en œuvre du projet EGALURG s’élève à 2.343.192 euros et le projet a été cofinancé à hauteur de 65% par le Fonds européen de développement régional (FEDER) dans le cadre du Programme Interreg V-A Espagne-France-Andorre (POCTEFA 2014-2020). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de l’espace frontalier Espagne-France-Andorre. Son aide est concentrée sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières par le biais de stratégies conjointes qui favorisent le développement durable du territoire.

Mesures mises à jour contre la COVID-19 dans l’Eurorégion

L’infographie actualisée des mesures devant la COVID-19 de l’Eurorégion contient des données comparatives des trois régions sur des questions telles que mobilité du travail, régime d’ouverture d’hôtellerie et restauration, éducation et situation scolaire, commerce, utilisation des transports publics et autres considérations sociosanitaires.

Les mesures de la Navarre sont entrées en vigueur le 26 novembre, et celles de la Nouvelle-Aquitaine le 28.

Vía https://www.euroregion-naen.eu/es/