Le premier workshop du projet EGALURG rassemble plus de 130 professionnels experts en médecine d’urgence et de catastrophe de l’espace Pyrénéen

La journée a été organisée sous le format hybride en ligne et présentiel à Toulouse.

Plus de 130 personnes ont participé au workshop organisé le jeudi 25 novembre dernier par le Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse (CHUT), établissement à la tête du projet européen EGALURG. Au cours de la journée, les membres du réseau en médecine d’urgence et de catastrophes ont présenté au Centre d’enseignement et de congrès de l’hôpital Pierre-Paul Riquet, Purpan leurs progrès dans les différentes actions du projet, en participant également à plusieurs tables rondes portant sur la coordination des soins sanitaires et la coopération transfrontalière.

L’ouverture institutionnelle de l’évènement fut assurée par différentes autorités françaises. En représentation du Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse (CHUT) sont intervenu la directrice de cabinet, Geneviève Huc, et Vincent Bounes, directeur scientifique d’EGALURG et directeur du SAMU 31. Les suivirent Alain Abravanel (Agence Régionale de la Santé d’Occitanie), Fabienne Couty (Conseiller diplomatique, Haute-Garonne) et Jaume Estany (Gérant du Système d’Urgences Médicales –SEM-, de Barcelone). Le premier exposé, « Solutions d’EGALURG à travers la collaboration transfrontalière », fut à charge des responsables techniques du SEM de Catalogne, l’hôpital universitaire de Navarre (HUN) et du Centre de recherche biomédical Navarrabiomed, qui ont expliqué les protocoles conjoints de traumatologie et de catastrophes développés dans le cadre de ce projet. Ils firent également la présentation de « Traumanet », une base de données commune utilisée en cas d’urgence et dont le but est de servir d’outil de base pour le développement d’une bonne pratique de soins sanitaires au niveau transfrontalier. 

La journée a compté aussi sur une table ronde dont les participants ont débattu sur les perspectives futures de la médecine de catastrophe. Les intervenants et le public ont dialogué sur les options disponibles et les horizons de travail pour favoriser et encourager la collaboration conjointe et la mise en place de synergie entre les régions voisines. Comme exemple de bonne pratique, plusieurs cas à succès détectés dans les différentes régions transpyrénéennes ont été exposés.

  • HeliNET, projet qui prétend améliorer l’organisation d’un réseau de coopération transfrontalière pour la gestion conjointe des risques et de missions d’aide mutuelle dans des situations d’urgence, de secours, de sauvetage et de catastrophe, en renforçant l’utilisation d’hélicoptères. L’objectif est de planifier, d’organiser et de tester une réponse coordonnée et intégrée entre les territoires faisant partie du consortium Nouvelle Aquitaine-Euskadi-Navarre. L’exposé a permis de souligner l’importance de disposer de guides communs d’intervention permettant d’établir un échange d’information et, au final, une véritable coopération entre les membres. Tout ceci en vue d’améliorer la capacité d’anticipation face à d’éventuelle catastrophe et de réduire les inégalités d’accès aux soins d’urgence des populations isolées.
  • Hôpital transfrontalier de Cerdagne, établissement situé à un endroit stratégique et qui requiert une coopération entre les organismes sanitaires des deux pays transfrontaliers. Un de ses grands défis actuels est axé sur le dossier médical partagé, compte-tenu que, comme l’a détecté l’hôpital, 90% des problèmes auxquels il doit faire face sont dus au manque de communication.
  • Projet Cooperem, initiative qui permet aux pompiers de Catalogne et des Pyrénées Orientales de travailler en collaboration au niveau transfrontalier. Son objectif est de développer une politique conjointe de collaboration en matière de prévention et de gestion des risques, en vue d’améliorer la capacité d’anticipation et de réponse des acteurs du territoire face aux risques spécifiques et à la gestion des catastrophes. Ces professionnels du feu ont pu exposer à Toulouse le travail réalisé afin de coordonner des réponses d’urgence en cas d’éventuels incendies pouvant affecter les deux versants des Pyrénées. Dans les actions réalisées dans le cadre du projet, on remarquera la figure de l’Officier de liaison, une personne de référence pour les deux territoires et servant de trait d’union entre les nécessités du personnel et les objectifs de la mission.

La présentation des cas à succès fut suivie par un débat soutenu sur les obstacles que trouve actuellement la collaboration sanitaire transfrontalière et comment les surmonter. La sécurité juridique, quant à la responsabilité civile médicale, a été un des principaux défis détectés. Parmi les conclusions, les participants ont appelé à la volonté politique tant des États membres et des régions que de la propre Union Européenne, qui peut offrir des marges d’amélioration à travers ses instruments juridiques, ce qui permettrait d’avancer et de projeter des mesures de recherche supérieures aux actuelles.

La journée de conférence se termina avec un émouvant hommage en mémoire du professeur Louis Lareng, médecin fondateur du Service d’aide médicale urgence (SAMU) à Toulouse, une initiative qui permit de sauver des milliers de vie en un temps record et dont l’exemple fut copié ensuite par toutes les institutions hospitalières du monde entier. Pour conclure, il y eut une cérémonie de remise des clés de l’unité de décontamination UMDEO, un des outils créés par le CHUT, ainsi que plusieurs démonstrations sur place d’autres innovations développées dans le cadre du projet EGALURG, comme l’UMPEO, un drone stationnaire, le poste de commandement mobile U2MR ou encore l’application pour la gestion d’accidents avec de nombreuses victimes.

La rencontre a également été utile pour créer des synergies et des alliances stratégiques avec des professionnels d’autres organismes et potentiels futurs membres transfrontaliers pour de nouveaux projets de collaboration qui serviront à améliorer les soins sanitaires en cas d’urgence tant au niveau interrégional que transversal.

Navarrabiomed présente le projet EGALURG lors de l’événement final du programme POCTEFA, organisé par le gouvernement de Navarre pour faire connaître les actions menées par différents réseaux européens de coopération transfrontalière.

Le directeur technique du projet à Navarrabiomed, Tomás Belzunegui Otano, a présenté les étapes franchies par ce réseau transfrontalier en matière de médecine d’urgence et de catastrophe.

La semaine dernière, la Direction Générale de l’Action Extérieure du Gouvernement de Navarre a organisé l’événement final du programme de coopération transfrontalière POCTEFA : “Navarrefa : opportunités de coopération transfrontalière”. Pendant deux jours, les 28 et 29 octobre, les représentants des plus de 70 projets Interreg POCTEFA qui ont été développés dans la région entre 2014 et 2020 se sont réunis au Centre de Congrès-Auditorium de Navarre, à Baluarte. Toutes les entités participantes disposaient d’un espace d’exposition individuel spécialement aménagé pour fournir des informations à tous les visiteurs intéressés par ces initiatives transfrontalières. En outre, des synergies et des alliances pourraient être établies entre des projets relevant des mêmes domaines thématiques.

Lors de la première journée, la directrice générale de Navarrabiomed, Marisol Fragoso Roanes, a évoqué les débuts de Navarrabiomed dans le programme POCTEFA depuis 2012 avec le Projet Refbio. Ce réseau, référence en matière de recherche biomédicale dans la région des Pyrénées, a depuis lors et à ce jour permis le développement de quatre autres réseaux thématiques en pharmacologie, gériatrie, médecine d’urgence et de catastrophe et économie circulaire.

La deuxième journée a été consacrée aux présentations des responsables des quatre réseaux thématiques de Navarrabiomed. Miguel Ángel Colón Nieto a parlé du projet HEALCIER, une initiative qui vise à appliquer l’économie circulaire dans les environnements de soins de santé et qui a été approuvée cette année.

Nicolás Martínez Velilla a rendu compte de la trajectoire du réseau APTITUDE en gériatrie et vieillissement actif, qui s’est achevé cette année et qui a donné naissance au réseau OPTIMAGE qui traite de la iatrogénèse pharmacologique. Victoria Roldán Belzunce était chargée de rendre compte des progrès réalisés dans ce réseau, qui associe l’Hôpital Universitaire de Navarre, le Service de Santé de Navarre et Navarrabiomed.

Tomás Belzunegui Otano a été chargé de clôturer la participation de Navarrabiomed à cet événement, en présentant les actions développées dans le cadre du projet EGALURG : un exemple d’adaptation des ressources et des infrastructures dans la région des Pyrénées pour répondre aux besoins de la pandémie COVID-19.

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Plus d’informations sur POCTEFA

*L’objectif du programme POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone frontalière Espagne-France-Andorre. Son soutien est axé sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières par le biais de stratégies conjointes de développement territorial durable.

Dernières avancées du projet EGALURG : réseau européen de coopération pour améliorer les soins de santé dans les communautés isolées, les urgences et les catastrophes des deux côtés des Pyrénées

Lors de la quatrième réunion de partenariat, les partenaires ont présenté leurs avancées, dont les conclusions serviront de base d’échange lors du prochain atelier prévu le 25 novembre à Toulouse

Le réseau européen de coopération transfrontalière EGALURG, axé sur la promotion de l’amélioration des soins de santé d’urgence et de catastrophe de part et d’autre des Pyrénées, a tenu sa quatrième réunion de partenariat les 22 et 23 septembre. Lors de cette réunion, les avancées des actions des quatre entités partenaires ont été présentées : ele Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse (CHUT), Navarrabiomed, Centro Hospitalario de la Costa Vasca (CHCB) et le Sistema de Emergencias Médicas (SEM).

Parmi les résultats obtenus jusqu’à présent, se distingue l’ hôpital mobile créé par le CHUT, utilisé face au COVID-19, qui a parcouru les territoires des entités partenaires au cours des derniers mois, renforçant les services d’urgence par la réalisation de PCR massifs. Cette infrastructure répond à l’action recherche, développement et innovation technologique du projet, axée sur la conception et le développement d’outils permettant de mieux répondre à une situation d’urgence ou de catastrophe. Cette initiative a été sélectionnée par la Communauté de travail des Pyrénées (CTP) pour participer au concours européen Interreg Project Slam 2021, dans lequel elle a été reconnue avec une cinquième place méritoire. Elle a également suscité un grand intérêt médiatique au niveau international, jusqu’en Corée. Ce projet a également été présenté lors du débat “Dialogue citoyen”, organisé dans le cadre de la Semaine des régions et des villes de l’Union européenne.

Le projet a également été présenté lors du débat “Dialogue citoyen”, organisé dans le cadre de la Semaine des régions et des villes de l’Union européenne.

Dans le même temps, le CHCB et Navarrabiomed travaillent ensemble à la création d’une cartographie interactive qui recensera tous les dispositifs sanitaires existants dans les régions du versant pyrénéen, dans le but d’analyser le déploiement sanitaire nécessaire lors d’événements majeurs ou en cas de catastrophes naturelles majeures comme un hypothétique incendie massif de sixième génération. Cette action est actuellement en phase de collecte de données, qui serviront à établir des protocoles d’action des deux côtés des Pyrénées.

Formation Transfrontalière

L’un des axes clés du projet est la création d’un master pour promouvoir la formation spécialisée des professionnels des situations d’urgence et de catastrophe, une activité menée par l’EMS. Structurées sur deux ans, en apprentissage mixte et avec un caractère transfrontalier et interuniversitaire, les études ne s’adresseront pas seulement au personnel de santé, mais aussi aux autres agents impliqués dans ce type d’événement, comme la communication ou la logistique. Le master sera composé de quatre modules, qui traiteront de situations de crise spécifiques auxquelles les étudiants devront faire face. Avec le mémoire de maîtrise, les études s’élèvent à un total de 65 crédits. Le master peut être obtenu à partir du début de l’année universitaire suivante.

Navarrabiomed a conçu une plateforme de simulation d’urgence qui peut être intégrée aux activités d’enseignement, tant pour le master que pour d’autres formations dans les universités des régions des partenaires.

Workshop, le 25 novembre

Le 25 novembre, une rencontre professionnelle se tiendra à Toulouse, organisée autour de plusieurs conférences et tables rondes qui traiteront de différents projets de collaboration transfrontalière, dont ceux développés dans le cadre du projet EGALURG. Les perspectives de la médecine de catastrophe et les obstacles potentiels à la collaboration sanitaire transfrontalière seront également abordés. Les participants pourront également assister à une démonstration d’outils innovants tels que l’hôpital mobile UMPEO, la station de décontamination mobile UMDEO, le poste de commandement mobile U2MR et l’application informatique multi-victimes Barcelona.

Le budget total pour la réalisation d’EGALURG s’élève à 2.343.192 euros, dont 1.523.075 (65%) ont été cofinancés par le FEDER à travers le Programme Interreg V-A Espagne-France-Andorre (POCTEFA 2014-2020). L’objectif de POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone frontalière Espagne-France-Andorre. Son soutien est axé sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières, par le biais de stratégies communes de développement territorial durable.

Une Unité Mobile de Régulation Médicale permettra de déplacer sur le terrain la coordination sanitaire des urgences et des catastrophes

Le CH de la Côte Basque a développé cette installation dans le cadre de l’action d’innovation du réseau européen de coopération EGALURG

Le Centre Hospitalier de la Côte Basque et le SAMU de Bayonne, organisation partenaire du réseau de coopération européen EGALURG, a développé l’U2MR, une unité mobile de régulation médicale originale et innovante qui assurera la coordination sanitaire de grands événements, d’urgences et de catastrophes, en transférant la gestion médicale des ressources sur le terrain. Ceci permettra d’éviter la saturation des centres de coordination dans les hôpitaux et de réduire au maximum la perte d’informations entre les organisations et le personnel sanitaire. Cette installation a été construite dans le cadre de l’action 6 « Innovation et développement » d’EGALURG.

L’U2MR a été conçue comme le centre névralgique de communication pour la gestion médicale de la catastrophe et assurera la connexion directe entre le poste médical avancé et les services d’assistance présents sur le terrain, tels que les pompiers et le personnel sanitaire, qui sont chargés de porter secours aux victimes et de les évacuer. Par ailleurs, cette unité transmettra des informations en temps réel sur le déroulement de l’événement au centre de coordination médicale de la zone et organisera l’évacuation des victimes vers les structures de soins du territoire. Elle sera installée à proximité du poste médical avancé, comme par exemple l’UMPEO (Unité Mobile Polyvalente Europe Occitanie) qui a été conçue par le CHU de Toulouse, l’organisation partenaire à la tête d’EGALURG, et financée grâce au projet.

Cette unité de 16,8 m2 et a 3 m de haut est un module qui peut être transporté par un véhicule particulier 4×4. Elle est équipée du matériel informatique du SAMU utilisateur et sera principalement dédiée à la médecine de catastrophe. Elle disposera d’une connexion directe à Internet et satellite, qui permettra d’assurer une gestion sanitaire optimale en toutes circonstances. Elle sera également équipée d’écrans tactiles, qui faciliteront la mise en commun d’informations au sein de l’équipe, et de radios à distribuer au sein du personnel médical dispersé sur le terrain dans le but de garantir une connexion et une coordination permanentes. Cet habitacle abrite également une salle de réunion isolée et une zone à l’extérieur munie d’un auvent et d’un écran pour projeter des informations.

On estime que l’U2MR sera opérationnelle en septembre et qu’elle pourra être cédée aux organisations partenaires des deux côtés des Pyrénées pour couvrir des événements ou réaliser des simulations de catastrophes. L’installation sera basée à Bayonne et sa gestion sera assurée par le SAMU 64A situé dans le CH de la Côte Basque.

Nicolas Harcaut, membre du SAMU 64 et d’EGALURG, s’est montré satisfait du résultat obtenu : « Nous sommes très fiers de voir ce projet se matérialiser et nous souhaitons remercier le personnel pour son travail et son implication. Cette Unité représente un progrès significatif dans l’amélioration de l’attention sanitaire portée aux patients et l’optimisation du travail réalisé sur place par le personnel soignant en situation de crise. Aux urgences, chaque minute qui passe est vitale et cet instrument nous permettra non seulement de réduire au maximum le délai d’intervention, mais également d’établir une communication et une coordination plus efficaces ». Le Dr Harcaut a précisé que la connexion par satellite sera intégrée fin août afin que l’unité soit tout à fait opérationnelle : « L’installation sera alors prête à affronter tout type de catastrophes ».

Visite des installations de Cégelec

Le 4 juin dernier, une équipe du CH de la Côte Basque et du CHU de Toulouse s’est déplacée dans les ateliers de l’entreprise toulousaine Cégelec chargée de la construction de l’U2MR pour réaliser la première visite technique de l’unité. Les deux organisations ont pu accéder pour la première fois à l’unité mobile et ont pu concrétiser les détails de la livraison. L’équipe du SAMU de Bayonne a transmis aux responsables de l’entreprise d’ingénierie la satisfaction des deux hôpitaux pour leur professionnalisme et leur savoir-faire qui contribuent à répondre aux besoins de la médecine d’urgence en France et, par conséquent, dans le cadre du projet EGALURG-POCTEFA dans l’espace pyrénéen transfrontalier.

Il faut signaler que des professionnels du centre de recherche biomédical Navarrabiomed et du Service des Urgences Médicales de Catalogne coopèrent également dans le réseau européen EGALURG. Le projet a été cofinancé à hauteur de 65 % par le Fonds européen de développement régional (FEDER), dans le cadre du Programme Interreg V–A Espagne–France–Andorre (POCTEFA 2014–2020). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone transfrontalière Espagne–France–Andorre. Son aide se concentre sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières à travers la mise en œuvre de stratégies conjointes promouvant le développement territorial durable.

Plus de 80 personnes ont assisté au webinaire en médecine des urgences et catastrophe du réseau de coopération transfrontalière EGALURG

Les responsables du projet ont présenté les principaux aspects de cette initiative innovante et les avantages qu’elle apporte aux systèmes sanitaires des régions des deux côtés des Pyrénées

Le webinar « Enjeux et défis de l’attention sanitaire des urgences et des catastrophes dans l’espace pyrénéen » du réseau de coopération transfrontalière EGALURG a réuni plus de 80 personnes le mardi 29 juin dernier. Les responsables de cette initiative ont fait connaître les actions qu’ils mettent en œuvre pour améliorer l’attention médicale dans les régions du versant pyrénéen et ont présenté les instruments innovants dont bénéficient les patients et le personnel des milieux sanitaires tels que l’UMPEO (Unité Mobile Polyvalente Europe Occitanie), qui a été utilisée pour faire face à la COVID-19.

Vanessa Houzé-Cerfon, directrice du réseau EGALURG et coordinatrice de recherche du SAMU 31 au Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse (organisation qui dirige le consortium), est intervenue en premier lieu pour expliquer le projet : « Notre principal objectif est de créer un réseau opérationnel de coopération en médecine des urgences et des catastrophes afin de favoriser l’égalité d’accès à l’assistance sanitaire dans toutes les régions ». Elle a ensuite expliqué les avantages qu’offre l’UMPEO créée par le CHU de Toulouse, tels que sa rapidité de déploiement en situations de crise, et a présenté le drone et le réseau par satellite qui complètent cette unité et qui permettront d’optimiser l’assistance de patients résidant dans des lieux isolés.

Tomás Belzunegui Otano, le directeur scientifique d’EGALURG chez Navarrabiomed et vice-doyen de la licence en médecine de l’Université publique de Navarre (UPNA), a ensuite pris la parole. Il a montré la cartographie élaborée par le groupe de recherche de l’UPNA qui répertorie les dispositifs sanitaires des régions. Il a également expliqué la fonctionnalité de la base de données qui rassemblera des informations concernant l’attention donnée aux patients polytraumatisés : « Nous construisons actuellement une base de données commune de sorte à pouvoir extraire des informations techniques et à connaître les bonnes pratiques qui augmentent le taux de survie de nos patients ». Il a également évalué de façon très positive l’utilisation de l’UMPEO en Navarre, qui a permis de fournir des vaccins contre la COVID-19 dans des zones rurales de la région et d’immuniser ainsi un total de 750 personnes.

Jorge Morales, le directeur médical du Système des Urgences de Catalogne, a insisté sur l’importance d’élaborer des protocoles d’action conjoints lors des crises sanitaires : « Un des grands problèmes qui affectent les systèmes des urgences dans les zones transfrontalières est la situation que peuvent provoquer les grandes catastrophes, les incidents avec de nombreuses victimes ou des situations dans lesquelles nous devons collaborer. Les protocoles doivent être uniformes et simples ». Une autre activité importante de la SEM est la création d’un master transfrontalier en médecine des urgences et des catastrophes qui sera proposé à partir de 2022 par l’Université Paul Sabatier de Toulouse et par l’Université de Barcelone.

Le dernier intervenant a été Nicolas Harcaut, membre du SAMU 64 du Centre Hospitalier de la Côte Basque situé à Bayonne. Il a commencé son intervention en expliquant l’expérience de son organisation avec l’UMPEO. Cette installation a été utilisée pour renforcer le service des urgences de l’hôpital entre novembre et décembre 2020 étant donné qu’il était débordé par la pandémie. Ils y ont pris en charge un total de 266 patients, dont 80 % ont été envoyés du service de traumatologie afin d’augmenter les ressources hospitalières destinées aux patients COVID-19.

Ces derniers mois, Bayonne a travaillé de façon intense au développement de l’U2MR (Unité Mobile de Régulation Médicale), une installation innovante qui permettra de déplacer sur le terrain la coordination médicale d’une situation de crise. Cette unité a été présentée récemment dans les installations de Cégelec, une société toulousaine chargée de la construction de la structure. Le CH de la Côte Basque travaille pour l’instant à l’étude du déploiement sanitaire de grands événements dans le but de publier des directives européennes de bonnes pratiques lors de l’organisation de ces rencontres.

Le webinar a été clôturé par Vanessa Houzé-Cerfon, qui a présenté les activités qui seront organisées dans les mois à venir, comme des expositions des instruments innovants créés dans le cadre du réseau EGALURG ou l’atelier en médecine d’urgence qui se tiendra en octobre prochain.

Le projet EGALURG a été cofinancé à hauteur de 65 % par le Fonds européen de développement régional (FEDER), dans le cadre du Programme Interreg V–A Espagne–France–Andorre (POCTEFA 2014–2020). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone transfrontalière Espagne–France–Andorre. Son aide se concentre sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières à travers la mise en œuvre de stratégies conjointes promouvant le développement territorial durable.

Webinar sur des les défis des soins de santé en situations d’urgence dans la région des Pyrénées

Mardi, 29 juin, à 16 h, via Zoom (inscription préalable).

Le webinaire du réseau européen EGALURG qui se tiendra le 29 juin, mardi, à 16 h, via Zoom : Défis et enjeux des soins de santé en situations d’urgence et de catastrophe dans la région des Pyrénées, organisé par le réseau de coopération transfrontalier en médecine d’urgence EGALURG. Le consortium EGALURG se constitue de quatre organisations : le Centre Universitaire Hospitalier de Toulouse (Toulouse), le centre de recherche biomédicale Navarrabiomed (Pampelune – Iruña), le Sistema d’Emergències Mèdiques de Catalunya et le Centre Hospitalier de la Côte Basque.


Dans la session, avec une durée d’une heure, il s’abordera la nécessité de promouvoir la coopération en matière d’assistance médicale dans les situations de crise des deux côtés de la frontière, ainsi que l’importance d’harmoniser les protocoles d’action communs et ils seront presentés les outils innovants élaborés dans le cadre de cette initiative au profit des soins apportés aux patients de même que le travail accompli par le personnel de santé, par exemple, l’unité mobile polyvalente Europe Occitanie qui œuvre actuellement en faveur de la lutte contre le COVID-19.

L’évènement se tiendra en format de table rond virtuel dans laquelle ils vont participer les responsables du projet à chaque région. Vanessa Houzé-Cerfon, chef du projet EGALURG et coordinatrice de la recherche au SAMU 31 (CHU de Toulouse), Tomás Belzunegui, directeur scientifique d’EGALURG chez Navarrabiomed et Vice-Doyen aux études de Médecine à l’UPNA, Antoni Encinas, responsable du système d’urgence médicale de la Catalogne, et Nicolas Harcaut, professionnel du SAMU 64 (CH de la côte Basque).

Pour finir, les orateurs répondront les questions que les assistants pourront formuler par écrit aux conférenciers. Afin que les communications soient compréhensibles pour toutes les personnes qui se connectent, un service de traduction simultanée sera activé en français et en espagnol.

Toutes les personnes intéressées à assister doivent s‘inscrire au préalable. Plus d’informations sur l’événement.

Projet POCTEFA

Le projet EGALURG est un réseau européen de coopération transfrontalier pour améliorer les soins de santé dans les communautés isolées, les urgences et les catastrophes des deux côtés des Pyrénées. Il a été cofinancé à hauteur de 65 % par le Fonds européen de développement régional (FEDER), dans le cadre du Programme Interreg V–A Espagne–France–Andorre (POCTEFA 2014–2020). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone transfrontalière Espagne–France–Andorre. Son aide se concentre sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières à travers la mise en œuvre de stratégies conjointes promouvant le développement territorial durable.

PROGRAMME DU WEBINAIRE D’EGALURG.

Le SEM promeut la création d’un répertoire transfrontalier de dispositifs médicalisés et un master spécialisé en gestion de crises sanitaires

Ces deux actions sont mises en œuvre dans le cadre du réseau EGALURG et seront diffusées dans toutes les régions impliquées au cours du troisième trimestre 2021.

Les organisations qui constituent le réseau européen de coopération transfrontalière EGALURG progressent dans leurs actions visant à améliorer l’assistance sanitaire des urgences et des catastrophes dans l’espace pyrénéen malgré la forte demande de travail provoquée par la COVID-19. Le Système des Urgences Médicales (SEM) dirige les actions 4 et 5 du projet, qui sont axées sur la création et l’essai de protocoles transfrontaliers conjoints et sur l’élaboration d’un master universitaire visant à promouvoir la formation spécialisée en gestion de la médecine des urgences et des catastrophes.

Un des principaux axes du réseau EGALURG consiste à encourager la coopération entre les régions afin que la frontière ne constitue pas un obstacle au moment d’assurer l’assistance médicale, c’est-à-dire que l’on puisse mobiliser les dispositifs sanitaires pour venir en aide à d’autres territoires transfrontaliers. Actuellement, l’équipe du SEM qui participe à EGALURG a notamment entrepris de recueillir et de catégoriser des informations sur les unités sanitaires de chaque région, ce qui permettra de mettre au point des protocoles conjoints d’action. Toutes les ressources extrahospitalières des régions impliquées seront transposées sur une cartographie créée en collaboration avec les autres organisations partenaires. 

Antoni Encinas, le gérant du SEM, donne un exemple direct des avantages que représente la possibilité de mettre à la disposition de tous les partenaires les informations et les ressources dans des protocoles communs : « Par exemple, si une catastrophe sanitaire se produisait à Puigcerdà, nous savons que plusieurs ambulances du SEM pourraient se rendre sur place en 20 minutes pour prêter assistance aux personnes qui en auraient besoin, mais nous ne connaissons pas les ressources disponibles de l’autre côté de la frontière et qui pourraient nous être d’une grande utilité pour s’occuper des victimes ».

À cet effet, il est important non seulement de connaître les moyens dont disposent les régions, mais également de surmonter les barrières administratives et juridiques tout en promouvant le travail conjoint dans le but d’assurer un déploiement effectif des dispositifs médicalisés en situations de crise.

Formation transfrontalière

En parallèle, des professionnels du SEM concilient également leur tâche d’assistance avec la participation au projet à travers la création d’un master transfrontalier pour la gestion de situations de catastrophe sanitaire, qui sera disponible à partir de 2022-2023. Cette formation possède un caractère innovant au sein de l’offre universitaire actuelle étant donné qu’elle est conçue comme un master théorique et pratique divisé en quatre modules et basé sur des cas qui reconstituent des scénarios spécifiques de crise dont la complexité augmentera au fur et à mesure que les apprenants avanceront dans leurs études.

Il faut souligner que cette formation basée sur l’acquisition de compétences vise également à attirer des professionnels occupant des postes exigeant la prise de décisions d’envergure tels que des directeurs/trices d’entreprise ou des hauts responsables de l’administration publique dont l’intervention sera indispensable au moment d’affronter une éventuelle catastrophe sanitaire. « Ce master ne s’adresse pas exclusivement au personnel sanitaire. Nous n’allons pas apprendre à intuber ou à arrêter une hémorragie ; nous allons fournir les outils et les connaissances nécessaires pour intervenir de la manière la plus efficace dans différentes situations de crise afin d’offrir la meilleure assistance médicale possible », explique le Dr Jorge Morales, professionnel du SEM. C’est ainsi qu’on proposera deux modalités : une formation complète et une formation modulaire qui permettra aux apprenants de suivre les modules de façon indépendante en fonction de leurs intérêts.

Ce master au caractère transfrontalier sera dispensé par l’Université de Barcelone et l’Université Paul Sabatier de Toulouse, et sera proposé sous deux modalités : une formation complète ou une formation modulaire selon les intérêts spécifiques des apprenants.  Le cursus complet aura une durée de deux ans divisés en quatre semestres académiques. L’enseignement sera assuré par des professionnels experts en gestion de crises.  La programmation complète du master sera publiée au premier semestre 2022.

Quatre organisations impliquées

Le consortium EGALURG se constitue de quatre organisations : le Centre Universitaire Hospitalier de Toulouse (Toulouse), le centre de recherche biomédicale Navarrabiomed (Pampelune – Iruña), le Centre Hospitalier de la Côte Basque et le SEM, organisme public qui opère dans toute la Catalogne pour prêter assistance en cas d’urgences préhospitalières. Le SEM possède son siège central à Hospitalet de Llobregat (province de Barcelone) et deux sièges complémentaires à Reus et Barcelone.

Le projet a été cofinancé à hauteur de 65 % par le Fonds européen de développement régional (FEDER), dans le cadre du Programme Interreg V–A Espagne–France–Andorre (POCTEFA 2014–2020). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de la zone transfrontalière Espagne–France–Andorre. Son aide se concentre sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières à travers la mise en œuvre de stratégies conjointes promouvant le développement territorial durable.

EGALURG améliore l’assistance sanitaire des urgences dans l’espace pyrénéen grâce à des infrastructures innovantes et de nouvelles propositions de formation

Lors de leur troisième session de travail, les partenaires ont exposé leurs avancées parmi lesquelles il faut souligner l’hôpital mobile utilisé pour lutter contre la COVID-19

Le réseau transfrontalier de coopération européenne EGALURG, qui cherche à promouvoir l’amélioration de l’assistance sanitaire des urgences et des catastrophes des deux côtés des Pyrénées, a tenu le 10 décembre dernier sa troisième réunion de partenariat par visioconférence. On a présenté, pendant cette réunion, les progrès réalisés dans les actions des quatre institutions partenaires : le Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse (CHUT), Navarrabiomed, le Centre Hospitalier de la Côte Basque (CHCB) et le Système des Urgences Médicales (SEM).

Il faut souligner, parmi les résultats obtenus à ce jour, l’hôpital mobile créé par le CHUT, qui est utilisé pour lutter contre la COVID-19. En septembre et octobre, cet hôpital a parcouru des territoires isolés de la Haute-Garonne afin de réaliser un dépistage massif par PCR. Il se trouve actuellement à Bayonne et sert de renfort au service des urgences du CHCB qui a été débordé par la pandémie. Il est prévu que l’hôpital sillonne les autres territoires des institutions partenaires au cours des prochains mois.

C’est ainsi que l’hôpital mobile se rendra en janvier en Navarre afin de soutenir la campagne de vaccination contre le coronavirus que le gouvernement de Navarre lancera au début de l’année. Le CHUT cédera ensuite l’hôpital à la Catalogne. Cette infrastructure constitue une réponse à l’action de recherche, de développement et d’innovation technologique du projet, qui vise à concevoir et à développer des outils devant permettre de mieux réagir face à une situation d’urgence ou de catastrophe.

En parallèle, le CHCB et Navarrabiomed travaillent à la création d’une cartographie interactive qui répertorie tous les dispositifs sanitaires des régions du versant pyrénéen. Par ailleurs, les institutions souhaitent également analyser le déploiement sanitaire que les organisateurs réalisent lors de grands événements. À cet effet, après avoir réalisé une analyse exhaustive des événements de masse en Europe, le CHCB a créé un questionnaire qui a été envoyé aux responsables. L’analyse des réponses permettra d’élaborer une proposition de procédures communes et de directives internationales.

Formation transfrontalière

Un des principaux axes du projet est la création d’un master visant à promouvoir la formation spécialisée de professionnels dans des situations d’urgence et de catastrophe, activité qui est dirigée par le SEM. Structurées sur deux années en mode semi-présentiel et ayant un caractère transfrontalier et interuniversitaire, ces études sont destinées non seulement au personnel sanitaire, mais également à d’autres agents impliqués dans ce type de situations tels que le personnel de communication et de logistique. Le master comprendra quatre modules qui aborderont des situations de crise spécifiques auxquelles les étudiant(e)s devront faire face. Avec le travail de fin de master, ces études compteront un total de 65 crédits. Ce master sera dispensé à partir de l’année universitaire 2021/2022.

De son côté, Navarrabiomed a conçu une plate-forme de simulation des urgences qui pourra s’intégrer à des activités d’enseignement, aussi bien du master que d’autres formations dans des universités des régions des partenaires.

Les institutions bénéficiaires mettent tout en œuvre pour mener à bien le projet malgré la COVID-19 et en contournant les difficultés occasionnées par la pandémie. En effet, bon nombre des participant(e)s doivent compatibiliser leur travail avec des responsabilités sanitaires dans les services d’urgences qui sont affectés de façon significative par le coronavirus. Elles se montrent néanmoins optimistes et ont bon espoir de pouvoir de se retrouver lors de la prochaine réunion de partenariat qui, si la situation le permet, aura lieu en juin 2021 à Barcelone.

Le budget total de la mise en œuvre du projet EGALURG s’élève à 2.343.192 euros et le projet a été cofinancé à hauteur de 65% par le Fonds européen de développement régional (FEDER) dans le cadre du Programme Interreg V-A Espagne-France-Andorre (POCTEFA 2014-2020). L’objectif du POCTEFA est de renforcer l’intégration économique et sociale de l’espace frontalier Espagne-France-Andorre. Son aide est concentrée sur le développement d’activités économiques, sociales et environnementales transfrontalières par le biais de stratégies conjointes qui favorisent le développement durable du territoire.